Des murs nus au salon où il fait bon vivre. Il est rare qu’un même homme puisse mener à bien l’ensemble d’un projet de décoration et d’ameublement, à toutes les étapes de sa réalisation. De la construction des étagères au choix des tissus du canapé et des objets décoratifs, voire des tableaux qui égaieront le quotidien. Sans omettre les sanitaires ou l’électricité. Depuis 2005, Patrick Rodrigues a relevé le défi.

Décorateur et fabricant à la fois, l’association n’est pas si fréquente. Elle est pourtant (presque) indispensable pour celui qui veut construire son environnement à son image, sur mesure. Et s’éviter les affres des intervenants successifs. Petit détour au nord de Bruxelles, à Grimbergen, en bordure de prés et d’écuries.

Patrick Rodrigues, qui a débuté dans la vente de textiles, nous reçoit devant un feu de bois et explique sa démarche. Le showroom, c’est mon habitation. Je peux recevoir les gens autour d’un gâteau aux pommes, d’un thé ou d’un apéritif. Il n’est pas obligatoire d’acheter quoi que ce soit. Mais souvent mes visiteurs reviennent. Cet environnement, l’ameublement, les objets et tableaux exposés leur ont donné des idées.

Une approche « full service »

Patrick Rodrigues prend tout en charge. L’homme orchestre se rend sur place, sur le futur chantier. Je prends les mesures et je fais des propositions, en 3D. Garde-robe, bibliothèque ou dressings, il dessine tout et fabrique lui-même. Nous avons une menuiserie, avec cabine de peinture, qui se trouve à quelques minutes d’ici. L’atelier est un capharnaüm, mais ce qui compte, c’est ce qui en sort.

Les goûts évoluent. Il y a quelques années, on était très fort dans le style flamand. Aujourd’hui, ce qui prévaut, c’est le contemporain. Il y a de nouvelles tendances. Mais ce qui compte, c’est que  le client soit content.

La réputation de Patrick Rodrigues s’est propagée jusque dans le sud de la France. J’ai mené plusieurs chantiers à Saint-Jean Cap Ferrat, à Port Grimaud. Souvent, on me laisse carte blanche. J’adore cela. C’est comme si je travaillais pour moi-même, sourit notre homme orchestre.

J. G.

 

Patco déco – Gerselarendries, 75 – 1850 Grimbergen