Luminosité et espace, le show-room a été complètement repensé pour la présentation de la nouvelle collection. Coup d’œil sur les modèles 2017 / 2018.

Indéniablement, depuis quelques saisons, la fourrure naturelle opère un retour en force. Place aujourd’hui au mariage des matières, parfois avec audace, mais dans le pur respect de la tradition. Pas de doute : la fourrure est bien du goût des nouvelles générations.

New Embert a été créé en 1954, rappelle Lionel Fuchs, qui est aujourd’hui à la manœuvre, avec le frère et surtout Madame Lejeune, la maman, qui tout sourire, se considère un peu comme la gardienne du temple. Nous en sommes à la troisième génération. La marque de fabrique New-Embert, c’est garantir la meilleure qualité possible. Nous sommes le dernier atelier sur Bruxelles, nous travaillons sur place, explique le jeune patron. En pleine saison, l’atelier occupe de trois à cinq personnes même si, pour certains travaux spécifiques, le travail peut être délégué à des « chambres de qualité » en Italie.

 

LA TENDANCE EST AU MELANGE DES MATIERES

Deux nouvelles collections sont à l’honneur : la première «  Laura F », axée sur le cuir et de petites pièces en vison, vise un nouveau public. L’autre collection, estampillée proprement « New Embert », met en évidence le cachemire et les pièces plus importantes en vison ou en chinchilla.

La tendance, c’est le mélange : fourrure avec cachemire, cuir et fourrure… La philosophie de la maison est de s’orienter vers une ligne « plus jeune, plus moderne », mais qui puisse durer dans le temps. On se dirige vers des pièces moins chères, qui ne sont pas réservées à une élite fortunée. Comment cela se traduit-il ?

Le cuir est une nouvelle matière, que nous mettons plus en avant. Concernant les coloris, il y a davantage de variété : du bleu nuit, différents tons beiges, du fushia.  Mais plus question de réserver les modèles « New-Embert » aux sorties de gala ! Ce sont des vêtements que l’on peut porter tous les jours, insiste le jeune patron enthousiaste. On doit sortir en fourrure comme on sort en « doudoune ».

 

SLOW-FASHION ET DURABILITE

Le souci écologique de la durabilité et le bien-être animal font partie intégrante des préoccupations du fourreur. Nous travaillons avec les meilleurs labels en ce domaine, indique Lionel Fuchs. C’est pour cela que sur la majorité de nos fourrures, vous trouverez le label « OA » pour Origine Assurée.

La fourrure est une matière bio-dégradable. Ce que l’on travaille, notre façon de concevoir les choses, c’est le « slow fashion », c’est-à-dire, avoir des produits réutilisables et qui ont une longue durée de vie. Un manteau de fourrure, c’est un investissement au départ, mais qui peut durer cinquante, soixante ans. Nous voyons des manteaux qui, après 30 ans, reviennent à l’atelier, on les recoupe, on les modifie, et on obtient de nouvelles pièces.

EN PRATIQUE

« New-Embert » :   Chaussée de Charleroi, 35  –  1060 Bruxelles

Lundi-vendredi :  9 h 30 à 18 h

Samedi : 10 h à 18 h

www.newembert.com

 

Lionel Fuchs : « Nous sommes la troisième génération »

La collection Laura F, orientée cuir.

La collection « new-Embert » : on peut sortir une fourrure comme une « doudoune ».

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