Elles débordent d’enthousiasme. Leur « collab’ » de conseillères en image a pris son envol et les porte désormais vers l’international.

Le métier de relooking recouvre beaucoup de pratiques différentes et prête parfois à confusion. S’agit-il de conseils en vêtements, de coiffure ou maquillage, de bien-être ou d’efficacité dans la façon de communiquer ? S’adresse-t-on aux mannequins pour rehausser leur glamour, aux vedettes de cinéma anxieuses à l’idée de bien capter la lumière ou – qui sait ?- à madame ou monsieur tout le monde désireux de trouver son style ?

Les deux ! répondent en chœur Elodie « Vdw » et Aurelia Rose. Nous avons beaucoup d’idées en commun, et nous avons le même type de formation du  » conseil en image  » explique Elodie. Sauf qu’Aurelia a étudié à Liège, moi, à Nice, il y a déjà quelques années, avant que le relooking n’apparaisse vraiment sur les écrans. Nous avons des expériences et des parcours différents, mais, surtout, nous sommes complémentaires.   Mon orientation, c’est le make-up dans le domaine de la mode, du cinéma, de la pub. Et puis, il y a vraiment l’idée de collaborer. Je déteste, en fait, travailler de manière isolée, sourit celle qui incarne le pôle « vedettes » du tandem.

« Nous sommes tous beaux »

Aurelia confirme leur complémentarité et souligne le caractère accessible de son approche. Je veux comprendre le désir et la personnalité de la personne, explique-t-elle. Etre conseillère en image, ce n’est pas la rendre conforme à un modèle souhaité par la société ni la rendre à la mode. J’aide la personne à sa rendre compte de sa beauté. On est tous beaux. Nous avons tous des parties de notre visage ou de notre corps que nous pouvons aimer. Le tout est de le voir soi-même et de savoir comment le mettre en valeur. Etre conseillère en image, ce n’est pas imposer mes goûts. Je respecte les envies de mes clientes. Je veux les aider à retrouver une complicité avec leur miroir.

Une démarche qui peut aider toute personne à être mieux en accord avec elle-même, à franchir une étape personnelle, mais aussi professionnelle. En témoigne cette maman qui n’aimait plus son corps, deux ans après son accouchement. J’ai travaillé sa posture, sa typologie. A présent, elle sait se mettre en valeur, quelles sont les couleurs adaptées à son style, qui égaient son visage. Elle connaît sa morphologie, et elle me remercie. On le voit, être conseillère en image, c’est aussi, en partie, être psychologue…

Reste que le tandem aimerait se faire connaître auprès d’un public plus large. Elles comptent bien, en tout cas, se faire remarquer à l’occasion d’une prochaine fashion week en Afrique de l’ouest, qui sera retransmise par TV5Monde. Tiens, les mannequins ont besoin de conseils ? Bien sûr, réagissent les deux spécialistes. La plupart des mannequins ne savent pas se maquiller, juge même Aurelia. Aujourd’hui, du reste, les mannequins ne sont plus comme avant. On peut avoir des formes. Dans le projet que nous présentons, nous respectons chaque femme, dans sa morphologie. Il n’y aura pas que le style grand et mince…

J.G.